Le musée dans le désert

Nukus abrite un extraordinaire musée.  D’où le but du trajet.  Le musée Stavisky porte le nom de ce russe amateur d’art, qui réussit à sauver des milliers d’oeuvres de l’avant-garde russe, réprouvées par le pouvoir soviétique car qualifiées d’anti-révolutionnaires.  A l’abri dans le fin fond du désert de l’Asie centrale, ces oeuvres ont fini par être oubliées et peuvent à présent être admirées à l’endroit de leur préservation.

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Amou Daria

La route du Nord qui file vers la région autonome du Karakalpakie, s’enfonce dans un désert tout plat, strié par le fleuve « Amou Daria ».  (Voilà qui me rappelle soudain un lointain cours de géographie, du temps où l’on apprenait les grands fleuves, montagnes et autres régions du monde…) 

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L’on traverse le fleuve par un pont branlant, posant sur des barges.

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Le demi minaret

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Kalta Minor – ou le minaret court – fut commandité par le khan Mohammed Amin en 1852 qui voulait en faire le plus haut minaret du monde musulman.  Mais le khan est mort avant la fin des travaux et la construction a été abandonnée alors que l’oeuvre de faisait que 26 mètres sur les 70 prévus. 

La légende racont que le khan de Boukhara ayant appris le projet projeta d’enlever l’architecte pour qu’il élève chez lui un minaret encore plus grand.  Le khan de Khiva ayant vent de la traitrise en préparation aurait projeté, quant à lui, d’assassiner l’architecte pour que son savoir-faire ne profite plus à personne d’autre.  Ensuite, les versions diffèrent : on raconte que le khan a effectivement fait jeter l’architecte du haut de son travail, ou encore qu’il s’est sauvé sans demander son reste.  De toutes façons, le minaret n’a jamais pu être achevé.  Décoré de très belles majoliques de couleur bleu-vert, il reste un emblème magnifique et particulier de la ville de Khiva.