Un hiver qui s’attarde

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Sarajevo  – centre historique – quartier Bascarija – mars 08.  

Là-bas comme ici, l’hiver traine encore un peu et mords sur le début du printemps.  La pluie accueille les visiteurs et les marchands de parapluie sont de faction dans le centre historique, la partie la plus touristique de la ville, magnifiquement reconstruite avec l’apport des fonds internationaux.  

Sarajevo premier contact

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Sarajevo  – du haut des collines – mars 08.  

27 heures de bus à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Slovénie, un bout de Croatie, et enfin, la Bosnie, Sarajevo, capitale d’un état à la fois jeune et très ancien, une ville chargée d’histoire et de drames, logée au creux de la vallée de la rivière Miljacka et à quelques centaines de mètres à peine du centre, un village, à flanc des montagnes qui la bordent.  
Au loin, les pointes blanches des nombreux minarets, au centre les clochers de la cathédrale, témoignent d’emblée d’un brassage multiculturel, dont il ne reste pourtant quasi plus que des bâtiments : mixant autrefois les différentes communautés, la ville compte, depuis la fin de la guerre, 1995, une quasi homogénéité musulmane.

…de Bosnie

Drache sur Mostar.  Un cybercafé est un refuge comme un autre. 
Une semaine, c’est bien court pour découvrir un pays, mais ok pour prendre un peu la température. 
La température physique : c’est gris, pluie, neige, bleu et soleil, puis à nouveau pluie.  Pas toujours simple pour voyager.  Le temps ajouté à la cigarette de chaque instant et de chaque citoyen, et voilà que s’installe une petite crève tenace. 
La température de la vie bosniaque, c’est, de l’extérieur, bien calme. Chaque communauté semble vouloir occulter ce qui fâche (et qui a très violemment fâché), pour vivre dans un climat serein, rancoeurs au second plan.  Le visiteur revient, le pays retrouve une ouverture… et des devises étrangères.   Restent les traces des violences sur certains édifices de quel côté qu’il se soit trouvé, et des reconstructions dans tous les coins.  Puis aussi la nature, la montagne, qui reste immuable face à la folie des hommes.

Demain, retour à Sarajevo – peut-être neige-t-il…  
Plus d’histoires et des photos tres bientôt.